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    Un professeur documentaliste a mis en ligne fin juillet sur son blog la rédaction après-coup de son intervention au dernier congrès de l’ABF. Il se proposait d’interroger le concept de bibliothèque numérique et de livre d'occasion, autour de quatre propositions, à savoir :

    1. Le concept de “bibliothèque numérique” est un composé instable et pour une large part un fantasme. 2. L’utilisateur final veut aujourd’hui avoir affaire au document lui-même (et non à la collection) pour l’intégrer à sa “bibliothèque numérique” personnelle : quid du livre d'occasion à prix réduits ? 3. Tout projet de bibliothèque numérique devrait tenir compte du paysage dans lequel il s’insère et l’inscrire dans une perspective “urbanistique”. 4. Le livre (sur papier, le codex) n’est pas condamné et donc la bibliothèque (comme lieu) n’est pas morte.

    Voici le lien vers la version pdf de cette intervention, et rappelons que l’on peut retrouver divers comptes-rendus, liens, photos, et réflexions autour du congrès sur la page qui lui est consacrée sur Bibliopedia.


    Dans le billet de la semaine dernière La bibliothèque nouvelle, Klog mettait en avant les réflexions ouvertes par une étude dans le cadre du colloque sur La gestion du savoir, qui aura lieu fin octobre, posées en ces termes: «comment les bibliothèques doivent-elles évoluer dans le contexte technologique actuel pour mieux s’adapter aux besoins de leurs utilisateurs?». Il est là aussi question de “bibliothèque hybride” et de la place centrale de l’utilisateur dans le process d'achat de livre d'occasion.


    Et dans le numéro du BBF qui va paraître fin septembre, vous trouverez un compte-rendu de la journée d’étude du 11 mai 2006, que nous évoquions ici et que Vagabondages présentait là, sur "La bibliothèque entre physique et virtuel: objet complexe de sens, objet d'usages complexes" organisée par des chercheurs du groupe de recherche de Paris 8 Documents numériques et usages.

     

     


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    Voici un premier roman, plein de nostalgie et de poésie ! Comme l'indique son titre, c'est un bouquet d'instants passés qui nous est présenté, d'instants en général choisis pour avoir été des moments de beauté ou de bonheur.

    Si vous aimez que ça saigne ou que ça hurle, quittez ici. Pas d'expressionnisme ni de violence ; sensibilité et discrétion mènent la danse. Ce n'est peut-être pas dans l'air du temps, mais ça fait du bien. Simple, direct, réservé, pas de vérité définitive, pas de grandes idées rédemptrices.. Un vrai bonheur.

    Bien entendu, cette nostalgie d'un monde plus paisible, plus proche de la terre, renferme aussi sa part d'illusions. Mais c'est un roman ; on a bien le droit de faire comme si..

    A quand le prochain ?


    Editions Publibook (2004) - - 93 pages


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    Jean Paul (1763 - 1825) donne là un de ces petits recueils que l'on garde auprès de soi pour trouver de temps en temps un moment agréable en sa compagnie. Le style est pétillant, d'un humour vif et qui touche au but, mais il va sans dire qu'il est impossible de le résumer !

    Alors laissons la parole à Jean Paul :
    - On est plus perméable aux autres qu'à soi-même.
    - Les nation européennes ont une langue commune, celle des chiffres.
    - Certains croient que Dieu n'existe qu'à la seule fin d'avoir été créés.
    - Même dans l'écriture, il faut se résoudre à n'arriver nulle part.
    - Un puceron a plus d'ancêtres qu'un éléphant.
    - L'humilité est l'habit de gala que revêt la fierté quand elle est de sortie...

    Cela vous donne peut-être envie d'en savoir plus ?

     

    Éditions Rivages poche 239 (1998)


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    La liste de cadeaux de la Fondation David Suzuki a de tout pour tous cette année

    Des Super Sardines et des morceaux de charbon, voilà quelques-unes des idées-cadeaux que vous trouverez pour parents et amis sur la « liste de cadeaux de David Suzuki ».

    Cette année, la Fondation offre une vaste gamme d’idées cadeaux virtuelles - dont  des ecards 2021 entreprise  - ayant un faible impact environnemental et dont les effets bénéfiques seront ressentis longtemps après la période des Fêtes. En choisissant d’offrir un cadeau de notre liste, vous nous aidez à trouver des solutions aux défis environnementaux que nous affrontons tous et offrez un avenir plus sain à ceux que vous aimez. Il y a de tout pour tous, même pour les écologistes les plus engagés.

    Voici quelques articles qui sont sur la liste cette année (http://www.davidsuzuki.org/fr/) :

    Joyau du Saint-Laurent (50 $)
    Le Saint-Laurent représente bien plus qu’un patrimoine culturel et historique. Plus de la moitié des Québécois y sont en contact quotidiennement pour leurs activités économiques ou simplement parce qu’ils en boivent son eau. Offrez ce joyau à quelqu’un que vous aimez et aidez-nous à continuer à agir pour préserver cet écosystème unique.

     

     

     


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    Tout commence par un tableau. Léo observe minutieusement les détails de la toile qu’il a acquise. Une œuvre signée Bill, une œuvre qui représente Violet, une œuvre qui, étrangement, s’intitule Autoportrait. Le ton du livre est donné : tout n’est qu’histoire de « mélanges », « d’interaction humaine ». Loin de dresser un inventaire –comme le titre du roman pourrait le suggérer- des personnes et instants qu’il a chéris, Léo nous offre, avec le recul de l’âge, un autoportrait collectif d’individus liés par « une géométrie cruelle ». « Plus ma vie se prolonge, plus je suis convaincu que lorsque je dis 'je', en réalité je dis 'nous'.». Un « nous » initialement choisi –l’entité des deux couples amis-, et parfois subi avec un +1 lourd à porter, Marc le fils mythomane et délinquant de Bill, et un -1 omniprésent, Matthew l’enfant tragiquement disparu de Léo et Erika.

    Au-delà des péripéties de ces existences imbriquées, le lecteur est happé par leur cadre même. Entre ateliers,  galeries et bons livres d'art, Siri Hustvedt incite à s’interroger sur l’art en tant qu’instrument de pensée, sur l’absurdité de sa marchandisation et « le glissement vers la troisième personne qui (fait d’un nom) un bien négociable », sur sa définition contemporaine devenue floue et controversée, sur sa capacité intrinsèque à défier la temporalité. « Quelqu’un peint un tableau dans le temps, mais une fois qu’il est peint, le tableau reste au présent ». La réflexion sur le temps dépasse la dimension artistique et s’étend à cette étrange fonctionnalité du cerveau humain qu’est la mémoire. Léo la cultive grâce à une collection « d’objets (qui) deviennent des muses » et qu’il accumule dans un tiroir, comme des trésors témoins de son histoire. Photographies de sa famille déportée dans un camp de concentration, couteau suisse gravé des initiales de son fils disparu, coupure de presse exhibant Bill et Violet, restes d’un emballage de beignets brûlé par Marc… Ces reliques deviennent familières au lecteur ; elles apparaissent comme un fil conducteur ; ce sont les cailloux semés par Hansel et Gretel, par ailleurs sujets d’une série d’œuvres de Bill. Autre contexte, diffus mais bien présent : la folie humaine. Entre les gentilles névroses de chaque personnage, la schizophrénie de Dan, frère de l’artiste, les essais de Violet sur l’hystérie féminine au XIXe siècle, le lecteur flirte avec l’insupportable constat qu’il lui faut trouver sa place dans un monde d’aliénés.

    Un cadre très riche donc, qui a son importance autant que l’action elle-même, tout comme la construction du récit, en parfaite cohérence avec son contenu et qui donne l’impression que la boucle est bouclée. Un vrai morceau de littérature, sensible, ambigu et réfléchi, destiné à nous accompagner encore bien après la lecture.

    • Siri Hustvedt, Tout ce que j’aimais, Actes Sud, janvier 2003, 455 pages, 23€


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