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    ais sur le roman Poreuse  de Juliette Mézenc Après avoir publié Sujets sensibles il y a 3 ans, publie.net vient de mettre en ligne un nouvel ensemble de Juliette Mézenc intitulé Poreuse, un récit polyphonique et labyrinthique, ludique et pensé. Bien que ce récit offre la possibilité d’une lecture non linéaire, les gardes-fous sont ici assez maîtrisés pour que chacun de nous puisse se faire sa propre histoire à partir des fragments écrits par Juliette Mézenc sans avoir l’impression d’être face à un amas de textes.

    Il y aurait donc, si nous voulions insister, autant d’histoires possibles qu’il y aurait de lectures. Les hyperliens permettent cette exploration, cette aventure, avec possibilité d’avancer, de prendre une autre histoire en cours ou bien de revenir en arrière. Très vite vous comprendrez qu’il y a là trois personnages.

    Ce sont eux que vous suivrez. Au-delà du côté ludique et technologique, au-delà de la prise de risque et de l’inventivité, on est bien ici dans un beau projet littéraire où l’écriture ciselée et le sujet (avec tonalités sensibles, cyniques et politiques) méritent d’être salués. Deux extraits ci-dessous pour vous donner une idée de ce projet. 


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    Michel Foucault  - les mots et les chosesDans son livre les mots et les choses , Il définit ces "conditions du discours" par le mot "épistémologie", étymologiquement proche de la notion d'épistémologie. Foucault analyse ici les différentes transformations des sciences. Ceux de la langue : la grammaire générale évolue vers la linguistique. Celles de la vie : l'histoire naturelle se tourne vers la biologie. La science de la richesse correspond à une mutation de l'épistéme dont est née l'économie moderne. Dans un autre ouvrage , Surveiller et punir , il définira l'épistémé du pouvoir bio-politique à l'ère moderne.

     

    La notion d'épistéme chez foucault

     

    Episteme est ainsi confronté à l'histoire des idées, à l'histoire des sciences, il est l'objet et le résultat d'une élaboration conceptuelle où "archéologie" remplace "histoire"

    C'est à partir de ce concept d'épistéme, et de sa relation avec l'archéologie, que Foucault s'affirme comme le penseur de la discontinuité historique, le penseur de la rupture. Certes Foucault rejette clairement toute l'histoire continue et progressive, mais son travail ne consiste pas à s'opposer à l'histoire des sciences, des idées (même si celles-ci doivent être relativisées et critiquées), c'est plutôt à Foucault de tenter de s'écarter, de risquer sa pensée en introduisant le sens de la conscience même du détachement que l'on peut percevoir de notre propre pensée.

    Foucault définit également l'œuvre comme " ce qui est susceptible d'introduire une différence significative dans le champ de la connaissance, au prix d'une certaine pénalité pour l'auteur et le lecteur, et avec la récompense possible d'un certain plaisir, c'est-à-dire, d'un accès à une autre figure de vérité

     

     


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  • avis sur Au secours pardon de Frédéric BeigbederC'est le premier livre que je lisais de Beigbeder et au vu de la critique ambiante, ce livre ne m'inspirait pas trop... 

    Au final, c'était un peu mieux que ce que je ne le pensais, même si ce livre ne restera pas pour moi dans les annales. On peut retenir 4 mots-clés pour ce récit: sexe, drogue, violence et jolies jeunes filles, qui en font une histoire que l'on pourrait qualifier de trash. Le bon côté de la chose c'est que Beigbeder, en profite pour faire une critique acerbe du monde de la mode et de la publicité. C'est  un récit qui fait froid dans le dos quand on pense à toutes ces jeunes adolescentes, qui sont recrutées dans le seul but de satisfaire notre société de consommation et de tentation.

    Mais voilà le récit tombe un peu plat, trop manichéen à mon goût, avec une fin un peu trop facile.

    Dommage!


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  • Dans le café de la jeunesse perdue - ModianoModiano se reconnaît à ses titres: ils fleurent bon Paris et la nostalgie, ses deux cartes de visite. La ronde de nuit; La place de l'Etoile; Les boulevards de ceinture; Quartier perdu; Une jeunesse; Dimanches d'Août; Voyage de noces...

    Le dernier opus a, lui aussi, un titre qui est tout un programme à lui seul: Dans le café de la jeunesse perdue figure très joliment sur la couverture coquille d'oeuf de Gallimard. Moi, je l'aurais plutôt intitulé Dans le brouillard du talent perdu. Il refleterait ainsi on ne peut mieux ce que j'ai ressenti en refermant ce livre.

    Modiano, c'est comme Mozart. Il a une patte reconnaissable. Mais Mozart, lui, est mort avant d'écrire l'oeuvre de trop.

    Dans le café de la jeunesse perdue est de celle là, hélas. Modiano fait du Modiano, il se pastiche, se caricature, se moque de lui même. Tous les poncifs modianesques y sont ressassés sans conviction: l'errance, les quartiers de Paris, les zones d'ombre des individus, le 36-04 Auteuil, tout y est. C'est cousu de fil blanc, amené comme un cheveu sur la soupe et...Mais qu'est ce qui lui a pris, à Modiano? Ou est celui que j'aimais, qui m'avait fait rêver dans Une jeunesse ou dans Voyage de noces ? Il avait besoin d'un à-valoir pour payer ses impôts ou quoi? Allez, je range cet ouvrage indigne du grand écrivain qu'il est au fond de ma bibli et tandis que la poussière le rendra aux oubliettes, j'attendrai le prochain avec espoir...


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  • Mille soleils splendides de Khaled HosseiniKhaled Hosseini est un auteur qui me tracasse. J'ai lu les Cerfs Volants de Kaboul, je viens d'achever Mille soleils splendides. Et là encore, je suis partagée.

    Ce serait facile de le critiquer, de moquer son style plat, la construction naïve de ses récits qui donnent parfois dans le Marc Levy ou le Douglas Kennedy. C'est vrai qu'il a tendance à forcer la dose de Kleenex, qu'il y a des paragraphes d'une niaiserie absolue et que les deux bouquins sont formatés pour une adaptation made in Hollywwod, sans besoin d'un scénariste...C'est vrai, dans les livres de Hosseini, il y a tout celà.

    Mais il y a un homme qui aime son pays, l'Afghanistan. Et qui sait nous la décrire et nous la faire revivre, telle qu'elle était avant que les talibans ne la défigurent. Il y a des personnages attachants, même si ils se noient parfois dans la guimauve.

    Celà suffit à en faire un livre. Est ce de la littérature, pour autant? Sûrement pas. Mais en tout cas, une idée de cadeau pour la belle soeur qui ne lit qu'une fois par an...


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