•  Rien, de Emmanuel Venet     De quoi parle ce livre ? Et bien de Rien ! Je plaisante, quoi que ... Il raconte bien quelque chose, mais au final on peut en ressortir en se disant qu'il ne nous parlait de rien. Vous savez comme lorsque vous discutez pendant des heures avec quelqu'un et que lorsque plus tard on vous demande de quoi vous parliez, la première réponse qui vous vient est : "de rien". Car au fond, c'est le cas. Sur le moment l'échange a été intense et chargé, mais qu'en reste-t-il quelques minutes/heures plus tard ? Rien. Rien qui ne nous marque à jamais, rien de transcendant. En y repensant, on s'égare, on change d'avis, ou bien on y repense pas du tout. 
          Ce livre commence sur une question : "A quoi tu penses ?". Question cent fois répétées. L'auteur nous emmène donc à sa suite, dans le fil de ses pensées. Bien sur en réalité, il ne s'écoule que quelques minutes, mais il faut beaucoup plus de temps pour transcrire toutes ces pensées sur papier.

           L'écriture est donc dense, il n'y a pas de chapitre. Tout s'enchaine, sans cesse, ce qui fait que parfois le texte en devient oppressant, et il faut poser le livre, et s'évader dans ses propres pensées et se retrouver un peu soi-même.
     
           Dans ces pensées l'auteur fait un petit point sur sa vie, et ne peut s'empêcher de la comparer à celle de Jean-Germain Gauchet. On y apprend ainsi toute la vie de cet homme, que l'auteur analyse un petit peu. Cet homme est un homme banal, mais bien choisi pour la démonstration, il faut bien avouer.
           Si le texte parait bien pensé et bien construit au début, notamment lorsqu'il traite de la vie de Jean-Germain, sur la fin il devient moins fluide plus brouillon, lorsque les pensées personnelles de l'auteur prennent le dessus. Est-ce parce qu'au bout d'un moment, j'ai saturé d'être dans la tête d'un autre ? Ou est-ce dû au fait de l'écart total entre les sujets abordés, qui sont contemporains tandis que Jean-Germain est d'une autre époque ? Et-ce dû aux tentatives de prise de position de l'auteur sur des problèmes de notre société actuelle ? Est-ce dû au fait que l'auteur règle ses comptes avec un de ses collègues ? Et ce en répétant dix fois les mêmes choses sur plusieurs pages ? 
     
           De ce fait, ce livre me laisse une impression mitigée. J'aime bien l'idée de base : "A quoi tu penses ?" - déroulement de pensées - réponse. Mais je suis moins convaincue de la façon dont l'auteur a exploité son idée et fait ses choix. Cependant j'aime beaucoup la façon dont est racontée l'histoire de Jean-Germain Gauchet. Mais une fois le livre refermé, je me suis dit : "Mouais" et je n'ai pas été fâchée de passer à autre chose. 

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  • Michel Quint - Effroyables jardinsEffroyables jardins, le titre me disait quelque-chose.

    Après l'avoir lu, je me suis rappelé qu'un film a été fait, adapté de ce roman. Une histoire très touchante d'un enfant qui ne comprend pas pourquoi son père se ridiculise en s'habillant toujours en clown, jusqu'au jour où il apprend une histoire sur son père.

    Une histoire qui remonte à la guerre et qui pour le coup, n'a rien de drôle. Très bel ouvrage bien qu'il soit assez court (moins de 80 pages).

    Attention à la larmichette en le lisant !

     


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  • Le tome 3, le tome où on apprend et comprend tant de choses, sur les parents d'Harry mais aussi celui où à mon sens il y a le plus de rebondissement. J'adore tous les personnages mis en avant dans ce tome, mais surtout les nouveaux le Professeur Lupin, et Sirius Black surtout Sirius Black d'ailleurs.

    J'aime la manière dont Harry va apprendre la défense contre les forces du mal avec le professeur Lupin, sa manière dont il dit : "Spero Patronum", le Patromum, l'histoire à travers ce Patronum.

    Mais aussi les gadgets magiques du tome 3, le collier Retourneur de Temps d'Hermione que je trouve sublime soit dit en passant, et  La carte du Marauder des jumeaux Weasley.

     

     


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  • Johan Theorin est un de mes auteurs nordiques favoris. Après l’automne dans  L’heure trouble, voici la deuxième saison sur l’île d’Öland, dans la Baltique, au sud-est de la Suède. Cette fois, l’hiver arrive et il s’annonce rude. Pour Joakim Westlin tout d’abord, confronté à un drame dont il ne se remet pas. Je suis obligée de rester vague, dans votre intérêt… bien sûr !


    Pour une bande de cambrioleurs qui écument la région à la recherche d’objets à revendre, les premiers froids ne facilitent pas non plus les choses. Pour la nouvelle recrue de la police locale, Tilda, les problèmes personnels s’ajoutent à un différent avec un collègue. Seul Gerlof, que vous reconnaîtrez si vous avez lu L’heure trouble, est égal à lui-même et il est plutôt astucieux, ma foi.
    Un vieux manoir ayant servi d’habitation aux gardiens de deux phares qui veillent sur la côte, des ombres et des bruits étranges, des recoins ignorés de tous ou presque, des tableaux disparus, des ancêtres morts dans des conditions dramatiques, des secrets de famille, les ingrédients sont presque ceux d’un roman de Daphné du Maurier et pourtant, l’atmosphère créée par Johan Theorin lui est bien particulière. Le paysage, les éléments (déchaînés, comme il se doit, vous n’ignorerez plus rien sur le phénomène du blizzard) ont beaucoup d’importance dans les romans de cet auteur suédois, ainsi que les évènements passés et enterrés qui ne se laissent pas facilement oublier…


    La structure parfaite, avec un rythme plus rapide que le roman précédent, les personnages attachants, en font un très bon roman : je l’ai dévoré, car même en anglais, la langue en est très fluide, poétique mais facile à lire. Un beau coup de cœur !


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    Vie et mort dans la Bible de Jean SOLER On retrouvera dans ce troisième et dernier volet de l’essai consacré « aux origines du Dieu unique », l’approche toute personnelle de Jean Soler, dégageant au scalpel les textes bibliques des retouches et repentirs successifs qui en ont souvent déformé le sens et fait oublier le contexte. Ce travail de restauration de Vie et mort dans la Bible, n’ajoute ni à l’exégèse existante ni aux travaux des théologiens.

    Il s’agit plutôt d’une lecture de raison qui allie analyse sémantique, socio-psychologie et histoire comparée autour de thèmes – pivots, ici le sang, le jeûne et le sacrifice. Le jeûne, symbole de mort pour une renaissance, de défaite pour une victoire et d’humiliation pour une glorification, est aussi un suicide par provocation ; une grève de la faim - tout le contraire d’un jeûne mystique : il met l’Eternel au pied du mur.

    Unissant les thèmes du sang et de la nourriture indispensable à la vie, le sacrifice est à la fois un rite de restitution et de rétablissement de l’ordre voulu par l’Eternel, et une mise en jeu du rapport don /contre-don qui existe entre le peuple et Dieu. Ceci n'est pas sans rappeler le guide initiatique qu'est le fameux livre des morts des anciens égyptiens ... On ne pourra nier la rigueur dans « la chasse aux citations tronquées » et l’utilité d’une lecture des textes bibliques restitués à eux-mêmes, dégagés des interprétations canoniques. Soler fait un travail de contre-idéologie en s’attaquant à un système de pensée fermé.

    Il met de l’air et de l’espace entre les éléments sur lesquels juifs et chrétiens ont fondé leur histoire, mais il sait s’arrêter avant que ses démonstrations ne se heurtent au mur infranchissable de la foi.

    Vie et mort dans la Bible de Jean SOLER de Fallois, 204 p., 22 € (Michel Rustant)


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