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     Nick l'Américain décide de voyager pour oublier quelque temps la vie sans intérêt qu'il mène dans son pays. Il choisit l'Australie, terre lointaine et fascinante. Mal lui en a pris puisqu'une histoire normalement sans lendemain l'entraîne au fin fond de l'Australie. Et le voilà pris au piège d'une communauté plus ou moins hippie; un vrai traquenard plutôt angoissant.

     

     

    N'allons pas plus loin, je risquerais de trop en dire et le roman en perdrait tout intérêt. Surtout que, contrairement à beaucoup de lecteurs de la blogoboule, j'ai été fort déçue par ce soi-disant thriller à suspense. J'ai trouvé les personnages, Nick mais aussi les Australiens, trop caricaturaux pour être honnêtes. Je sais bien que l'Australie est au bout du monde et que certains coins sont inexplorés mais à ce point, non, je n'ai pas pu y croire. Le suspense, ouais bof, même si je ne pouvais prévoir la fin dans le détail, je ne pouvais que deviner que Nick allait s'en sortir ou pas (je n'aime pas dévoiler la fin). Et puis cette ignoble traduction m'a gâché mon plaisir c'est certain. Je vous en livre un extrait, page 159: "On passe sa vie à se faire accroire que le travail qu'on s'appuie a une finalité supérieure-un but qui va bien au-delà du simple besoin de s'assurer le vivre er le couvert". Alors moi je veux bien, mais je conseillerais fortement à Mme la traductrice de changer de logiciel ou d'apprendre l'anglais, ça s'impose...   

    A noter que Monsieur l'a lu car en panne de lecture pendant nos vacances australiennes et il n'a pas aimé non plus, mais a été moins choqué que moi par ces erreurs grossières qui n'ont rien à voir avec des coquilles. C'est mon 2ème roman de Kennedy et j'en ai un autre qui m'attend; il attendra d'ailleurs encore un peu car cet auteur ne me passionne pas du tout.


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  • Il s'agit d'un recueil de 13 nouvelles. On y découvre des Indiens arrivés aux États-Unis , avec leur culture , leur bagages de croyances ou rituels.
    Dans ces 13 nouvelles on retrouve souvent le thème du couple des relations extra-conjugales.

     

    On trouve les thèmes des relations familiale notamment celle parents-enfants dans la deuxième nouvelle Pour toucher un arc en ciel, des parents qui comptent prendre un peu de temps pour penser à eux.

    La troisième nouvelle est en fait un conte, Le conte de la sorcière. Une jeune fille reçoit 3 boules noires possédant un pouvoir magique à une condition ne jamais dire "Je t'aime.."

    Le cœur d'une relative exprime la solitude des personnes âgées dans notre société, ainsi que Le conte de Thanskgiving, une vieille femme seule.
    L'histoire d'un mariage arrangé , dans Sous le signe de mercure, une maman qui perd sont fils, Une prière pour Sax.

    Vous l'aurez compris ce livre regroupe une série de nouvelles imprégnées de la culture Indienne , le karma, les croyances, les relations humaine, le destin. L'écriture est parfois un peu franche et peu déboussolée. Mais Anita Nair arrive a nous transporter dans un univers féérique, magique dans lequel il ne vaut mieux pas chercher à maîtriser notre destin.


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  • Un homme tombe. Il livre ses pensées tout au long de cette chute. Il ne sait s’il tombe dans un tube, dans un tuyau ou dans un trou, il sait juste qu’il tombe.

    Avec une intensité rare et une imagination sans faille, le lecteur tombe avec lui, notre chute s’accélère, nous pensons aux mêmes choses que lui et tombons encore, sans être arrêté. Peut-être la chute sera-t-elle stoppée par un matelas ou un sol dur. Auquel cas, cette deuxième proposition serait la meilleure, sans quoi sur un matelas il devrait se laisser mourir de faim. Il n’y a pas à manger dans ce trou ou ce tube. Il y a juste le poids de son corps et le vide, le noir autour de lui, et de quoi réfléchir à ce qu’a été sa vie avant d’entrer dans ce trou. Et pourquoi y est-il entré ? Même à ça, il n’y avait pas pensé. Sans regrets aucun, car le tombeur sait qu’il ne peut pas faire marche arrière. Il s’interroge seulement sur les raisons qui l’ont poussé à se laisser tomber dans ce trou sans fin. Les raisons qu’il a eu de vouloir quitter la surface du monde. Il donne l’impression au lecteur d’être devant un témoignage d’Expérience de Mort Imminente, ces histoires de couloir et de lumière blanche. Dans ce cas contraire pourtant, le narrateur ne fait pas l’expérience de la mort. Seulement de la chute. Il sait qu’il a quitté le monde des vivants, mais il n’entre pas non plus dans le monde des morts. C’est là toute l’ambiguïté de cette chute. Et toute l’ambiguïté de ce très court roman.

    Rengaine m’a happé avec lui dans son puits et je ne m’en suis relevé à la fin qu’avec difficultés. Un roman très court, sans doute parce que si elles étaient répétées sur plus de 96 pages, la rengaine lasserait. Avec ce nombre suffisant de pages, comme une nouvelle un peu longue, ou une novella comme le disent nos chers amis américains, il n’en est rien. Le lecteur est fasciné dès le début par cette chute autant métaphysique que physique.

    Rengaines, de Julien Maret, éd. José Corti coll. « Domaine Français », parution le 1er septembre 2011, 14,50€


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  • J'ai eu envie de lire du James Lee Burke après avoir vu le film "Dans la brume électrique" adapté de son roman "In the Electric Mist with Confederate Dead" et mettant en scène Dave Robicheaux. Comme je voulais lire "dans l'ordre", j'ai donc commencé par ce titre et j'ai bien fait car nous avons le temps de découvrir l'homme : son passé, son présent, son nouvel amour Annie, et ce qui va faire le déclic pour qu'il quitte son travail avant de devenir le shérif adjoint qu'il sera dans les prochaines aventures.
    Il n'est pas franchement gai le Robucheaux, plutôt sombre comme ses cheveux, mais illuminé d'une lueur d'espoir semblable à sa mèche blanche qui lui trace un sillon sur la tête, mais on devient lui : ses doutes, ses peurs, ses attentes. Robucheaux n'est pas un lâche, encore moins une tête brûlée, c'est un homme qui ne veut pas dormir sans avoir tenté de faire tout ce qui lui est possible, et même impossible.
     
    Dans cette affaire, il va devoir affronter la mafia, les Nicaraguayen, tous brutaux et sauvages, de véritables bêtes de guerre, et tenter de s'en sortir indemne alors que tout se ligue contre lui.

    J'aime découvrir cette région de l'amérique au travers les livres, il y a eu avant "le petit copain" de Donna Tartt (très beau roman), imaginer les anciennes maisons victoriennes, les varangues et l'ombre sous les arbres, les fantômes des confédérés, la poussière et la chaleur qui collent, comme une drôle de culpabilité dans la conscience des héritiers de ces terres.

    Récit complexe toute de même, on avance un peu dans la brume, peu d'explications claires, beaucoup de personnages, j'ai eu du mal à retenir qui est flic, qui est assassin, et quand le flic devient l'assassin, vous pouvez imaginer un peu qu'on ne sait plus trop qui est qui... prévoir de prendre des notes si la lecture dure plus d'une semaine ce qui fut mon cas.

     

     


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  • J'ai découvert ce livre sur la blogosphère et puisque la quasi-totalité de vos avis étaient positifs, je me suis dit pourquoi pas ! Et je suis absolument ravie d'avoir franchi le cap et de l'avoir lu !

    Tout d'abord, j'ai aimé le fait que ce soit un roman épistolaire sous forme de mails. J'ai trouvé ça vraiment original ! De plus, malgré que l'histoire semble un peu tirée par les cheveux, 2 personnes qui tombent amoureux par mails sans s'être jamais rencontrés !?, on revient vite sur ce jugement hâtif. En effet, l'écriture de l'auteur est très réaliste, ainsi que le caractère des deux personnages, Emmi et Léo. Emmi, par exemple, peut paraître détestable dans certains de ses propos mais justement j'ai trouvé ça très naturel et finalement particulièrement humain.
    Cet échange épistolaire m'a rendu accro, accro à ce jeu amoureux, accro aux débats intérieurs que se livrent les deux personnages, accro à ce qu'ils se disent sans se le dire véritablement.
    Un coup de coeur !

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