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Quid hodie agisti

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    Site créé le 11/05/2008
    Mise à jour le 30/12/2011

Bonsoir aux lecteurs inconnus,

 

Voici réunies les soixante-quinze chroniques de cette années avec toujours ce classement de une à cinq étoiles considérant l'oeuvre dans son genre.

Merci à mes amis, connaissance, mes libraires (Les guetteurs du vent Paris XVII) et l'Heure des Mamans (Versailles), les chroniqueurs de Valeurs Actuelles et les copines de la blogosphère qui m'ont ouvert des portes sur des mondes inconnus.

 

 

 

 

5 étoiles  Le livre changera ma vie ou ma vision du monde.

4 étoiles  Magnifique, excellent (dans son genre)

3 étoiles  Du bel ouvrage

2 étoiles  Des longueurs, des approximations, un manque de talent, de travail ou d'accompagnement

1 étoile  Soit mauvais sur le plan littéraire volontairement ou non, soit sur le plan moral.

 

 

Lectori salutem, Pikkendorff alias Patrick Chabannes

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Le Vendredi 30 Décembre 20111 commentaire(s)

4 étoiles"Bernie, nous avons en ce moment deux affaires très délicates sur les bras, et tu veux fourrer ton nez dans les deux. Je vais finir par me faire du souci pour toi."

trilogie berlinoiseAvec une prise de recul réussie et, au combien, difficile, Philippe Kerr, par le truchement de son détective privé, Bernhard Gunther, Bernie, ex-Kripo (KriminalPolizei), nous entraîne au beau milieu de trois enquêtes à trois moments au sein de trois époques de l’Allemagne. Ce procédé n’est bien sûr pas nouveau ; Philippe Kerr évite le piège de l'anachronisme tant il est trop souvent si simple et réducteur de se servir des grilles de lecture contemporaines; il développe un regard intéressant centré sur l’Allemagne et d’excellentes enquêtes dignes des meilleurs polars.

Berlin, 1936, les jeux Olympiques et les violettes de Mars (titre original : March Violets), nouveaux adhérents du parti nazi volant au secours de la victoire de 33 donnent le ton. Au milieu la montée vers la guerre, Bernie enquête sur le meurtre de plusieurs jeunes femmes. Le voilà au milieu des luttes intestines entre hiérarques du Parti national socialiste des travailleurs allemands (NSDAP).  Philippe Kerr reste centré sur le polar servant ainsi habilement l’Histoire. Herr Gunther se joue, sans éviter totalement les bosses, des jeux de puissance sous la menace permanente du KZ (Konzentrationslager) ou plus simplement de l’accident bête (enfin bêtement mortel).

Berlin, 1938. Obligé de réintégrer la Kripo, Herr Gunther est aux prises avec les plus féroces requins qui rodent aux abords : Goering, Heydrich, Himmler ou Streicher. Il lui faudra toute son habileté et une chance de cocu pour rester en vie.

Berlin puis Vienne en 1947.  Herr Gunther, le prussien, le pifke, se rend à Vienne où se joue la fin de la partie. Les personnages des 2 premiers tomes se retrouvent lors de la dénazification menée par le Crowcass lorsque tour à tour un ancien dignitaire était coopté dans les services secrets ou pendu haut et court. La Guerre Froide a commencé avant que les comptes ne soient réglés. Et voilà notre Herr Gunther enquêtant à la demande d’un officier supérieur russe sur l’assassinat d’un officier américain par un allemand à Vienne en Autriche. Le contexte est posé. Philippe Kerr nous étonnera de nouveau par son talent de raconteur d’histoire et l’équilibre de son jugement des hommes.

En bon Britannique, Philippe Kerr ne manquera pas de rappeler que la France pour faire partie du cortège des vainqueurs n’en avait pas moins perdu la Guerre que nous avions contribué à créer entre autres.

L’auteur, Philippe Kerr, a composé sa Trilogie Berlinoise (Berlin noir) de : L’été de cristal (March violets), La pâle figure (The pale criminel) et Un requiem allemand (A German requiem). Cette trilogie est parue en 1989, 90 et 91 sous le titre original Berlin noir chez Penguin Books a été publié par Le Masque avec une traduction de Gilles Berton en 2008 et révisée en 2009.

 

Lire l'excellente chronique de Mazel : cliquez ici

 

Edition du masque,24€, 2008, 836 pages.

 

Lectori salutem, Pikkendorff

Tags associés : penguin books, le masque, gilles berton, mazel livres,

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Le Vendredi 30 Décembre 20112 commentaire(s)

5 étoiles"Est-ce qu’il ne vaut pas mieux vivre vivant que vivre mort ?"

limonov renaudot"Je commence ce livre pour l’apprendre."  Parti comme un explorateur, Emmanuel Carrère et le lecteur sont absorbés par le sujet, notre Histoire, et nos mains insensiblement se referment sur l’ouvrage que le cœur ne peut refermer.

Œuvre d’historien, de journaliste et d’homme, il aura fallu à Emmanuel Carrère plus que son talent pour venir à bout d’une telle rencontre devenue en chemin une aventure personnelle avec au bout un livre offert en cadeau aux générations d’hier et d’aujourd’hui. Cadeau inclassable comme son auteur et son sujet.

"Limonov, lui, a été voyou en Ukraine ; idole de l’undergound soviétique ; clochard, puis valet de chambre à Manhattan ; écrivain à la mode à Paris ; soldat perdu dans les Balkans ; et maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme, vieux chef charismatique d’un parti de jeune desperados.  Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud ; je suspends sur ce point mon jugement."

 

De sa rencontre avec cette légende vivante sortie de Lefortovo sans avoir jamais plié, Emmanuel Carrère, repoussant les préjugés de l’intelligentsia française, parcourt avec sensibilité notre histoire à tous depuis la fin de la seconde guerre mondiale : L’Empire communiste, les bandits et les poètes, les samizdat qui ont vu passer tout ce qui était vivant de Boulgakov à Platonov ; 1962 et la parution d’une journée ordinaire d’un détenu ordinaire dans un camp ordinaire, Krouchtchev a fait naître à la lumière cet ancien zek, Soljenitsyne ; Août 1968, le Printemps de Prague et les huit manifestants sur la Place rouge, Gorby et la Glastnost ; l’effondrement et l’éclatement de l’Empire avec les Yougoslavie, Roumanie, Serbie ; Et puis Poutine… 

"Celui qui veut restaurer le communisme n’a pas de tête.  Celui qui ne le regrette pas n’a pas de cœur."Vladimir Poutine.

Bravo au Jury du Renaudot 2011.

Merci à P.O.L d’avoir édité un tel pari et retrouvez les critiques de Bernard Pivot, de Yasmina Reza, Jérôme Garcin, Christophe One-dit-Biot, JC Buisson, Eleonore Sulser et Sandrine Audrerie encliquant ici.

Retrouver la chronique du livre d’Emmanuel Carrère, D’autres vies que la mienne, en cliquant ici.

P.O.L Editeur, 2011, 490 pages, 20€

Lectori salutem, Pikkendorff

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Tags associés : Renaudot 2011, POL Editeur,

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Le Mercredi 28 Décembre 2011Poster un commentaire

L’on parle beaucoup de l’Allemagne ces temps-ci et nombreuses sont les idées qui circulent notamment d’en copier le modèle, si modèle il y a.  Pour ma part je prétends que la langue précède la pensée et  qu’elle la modèle ; qu’un peuple se distingue d’abord par sa langue, puis par sa culture et non par son modèle économique ou politique. Certains prétendent que l’Allemagne serait une jeune nation issue des campagnes napoléoniennes tandis que d’autres la voient comme le modèle indépassable.

Pourquoi tant d’imbéciles aux commandes des démocraties ? Ah si seulement Aristophane n’avait pas vu aussi juste : ‘’Mener le peuple n’est pas le fait d’un homme instruit et de bonnes mœurs, mais cela demande un ignorant, un coquin’’.

Laissons la parole à Friedrich Schiller en 1797 : "L’Empire allemand et la Nation allemande sont deux choses distinctes.  La majesté de l’Allemagne jamais n’a reposé sur la tête de ses princes.  Restant à l’écart du politique, l’Allemand s’est construit sa propre valeur, et, quand l’Empire sombrerait, la dignité allemande ne serait pas touchée.  Sa grandeur est une grandeur morale (sittlich), elle réside dans sa culture."

Hugo von Hofmannstahl à propos de la langue allemande qui transmue constamment de l’esprit en corps, le corps en esprit : "La langue allemande est un grand mystère.  Elle est votre destin, celui du peuple allemand et de celui de chaque individu.  Goethe a souffert d’elle et quiconque n’est pas Goethe et veut s’exprimer en elle véritablement court le danger d’être dévoré par elle".

Peut-on dire que la France et l’Allemagne soient si proches l’une de l’autre ?

Pourquoi Schiller a-t-il raison deux siècles plus tard tandis que les idéologues aveugles voient leur mécano européen s’effondrer avant que d’exister ailleurs que dans la mémoire des Nations.

 

Remerciement à Philippe Barthelet pour sa rafraichissante chronique dans la Revue des Deux Mondes de Décembre 2011.

 

Lectori salutem, Pikkendorff

Tags associés : Hugo von Hofmannstahl, Friedrich Schiller, philippe barthelet, revue des deux mondes,

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Le Lundi 26 Décembre 2011Poster un commentaire

"Aucun de nous n’est plus clair ou plus aveugle,

Nous sommes tous à chercher, tu le sais,

Tu as été peut-être celui qui trouve,

Impatient et sombre Kleist…"

 

Le poète aux limites de la vie, du réel.....

 

Relire Stefan Sweig sur Henrich von Kleist dans le Combat contre le démon : cliquez

 

Lectori salutem, Pikkendorff

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Le Lundi 26 Décembre 2011Poster un commentaire

5 étoilesA ne pas mettre dans toutes les mains bien sûr.

Nostalgie bienheureuse ( Selige Sebnuscht) - 1814 -  Goethe (1749-1832)

 

Ne le dites à personne, hors aux sages,

Car la foule est prompte à railler :

Au vivant je veux rendre hommage,

Qui dans la flamme aspire à la mort.

 

Dans la fraicheur des nuits d’amour,

Où tu fus engendré puis tu engendras,

T’envahit un étrange sentiment,

Lorsque, silencieux, le cierge luit.

 

Tu ne restes plus enveloppé

Dans l’ombre des ténébres,

Et ton désir, renouvelé,

T’élance vers un hymen plus haut.

 

Nulle distance ne t’arrête,

Fasciné, tu prends ton vol,

Et finalement, de lumière avide,

Papillon, te voilà brûlé.

 

Et tant que tu ne posséderas pas,

Ce : Meurs et deviens !

Tu ne seras qu’un hôte triste

Sur cette terre obscure où tu te tiens.

 

In Poésie de Goethe, traduit par Maurice Betz et Yanette Delétang-Tardif (Albin Michel - 1949)

 

Extrait de la chronique de Eryck de Rubercy in la Revue des Deux Mondes de Décembre 2011.

 

Lectori salutem, Pikkendorff

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Le Lundi 26 Décembre 2011Poster un commentaire

Serrée dans les rets des cognes de l’Empire, la foule des naïfs manants piétine, résignée, des heures durant dans le serpentin des forces du Bien.

de Nathan Cepibryska– 8 Novembre 2011

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Le Mardi 06 Décembre 2011Poster un commentaire

4 étoiles

“C’était une louve, une créature primitive qui ne pensait qu’à une seule chose : survivre. Elle courait, courait, le bout de ses bottes s’enfonçaient dans la terre dure ; entre ses mains, la lance pointée sur l’homme…

instinct survie

Appelée en pleine nuit, l’Inspecteur Brynn Mc Kenzie découvre un couple assassiné. Agressée par les deux meurtriers, elle s’enfuit ramassant au passage Michelle, amie des victimes. The body left behind ne doivent pas avoir de témoins vivants…Michelle et Brynn doivent mourir cette nuit.

Jeffrey Deaver agit en chef d’orchestre, magicien de la baguette, jamais il ne nous perd, toujours il nous surprend.

Ruse, piège, contre-ruse.  Hart contre Brynn. Pègre contre Police. Glock contre Couteau. Blackberry contre boussole. Chacun choisit toujours à tour de rôle le meilleur coup, l’option la plus intelligente.

12 heures de poursuite, 350 pages haletantes. Il est impossible de lâcher le livre.

 

Reçu en service presse, ce livre m’a fait passer un excellent dimanche de récupération de cette semaine passée outre-Atlantique.

Paru en 2008 sous le titre original “The bodies left behind cet excellent thriller a été très bien traduit par Jean Esch , (pardonnons cet usage agaçant de perdurer) pour le compte des Editions Les Deux Terres en Novembre 2011 (424 pages, 22,50€)

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Le Dimanche 13 Novembre 2011Poster un commentaire

4 étoiles

Oyez Havrais, Normands et Français férus d’histoire locale. La dernière édition date de 1876 et la prochaine est d’ores et déjà prévue pour l’automne 2146 ! Qu’on se le dise !

rues havre

Un projet vieux de quatre années vient de voir le jour ! Ça y est, le Dictionnaire historique des rues du Havre est enfin paru ! L'équipe éditoriale, pilotée par Hervé Chabannes, n’est pas peu fière de proposer ainsi l’histoire des Havrais et de leur ville depuis sa fondation en 1517.  Agrémenté d’une présentation historique et largement illustré de plans et de photographies inédite, l’ouvrage promène le lecteur parmi des 3 000 avenues, boulevards, routes, passages, chemins, quais et autres rues et ruelles.

 

Conférences et dédicaces par les auteurs

·        jeudi 1er décembre à 18 h à la Bibliothèque municipale Armand-Salacrou dans le cadre des Babel Sessions ;

·        samedi 3 décembre à 15 h à la librairie La Galerne.

 

Feuilletez quelques pages sur le site des Editions des Falaises

Coédité par la Ville du Havre et les Editions des Falaises, il est en vente au prix de 15 € aux Archives municipales, dans les musées du Havre, dans toutes les librairies de la région voir même en France.

 

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Le Dimanche 13 Novembre 2011Poster un commentaire

5 étoiles"Des lambeaux de brumes s’écoulèrent eux aussi dans la couleur des flammes, qui, teintés de rose, dessinaient sans fin des motifs inquiétants."

convoi eauAprès cinq jours de marche en montagne, l’avant-garde du progrès débouche face au Hameau aux maisons disposées en escargot autour d’une construction à haut faitage avec la vue incroyable d’"une étendue de pierres tombales absolument inimaginable.[…] Le regroupement commençait là, pour s’étendre en se bousculant sur tout le coté gauche du torrent, s’étirant vers le sud de la vallée avec la même densité, ses extrémités allant jusqu’à grimper la pente naissante de la montagne". Le Village reste immobile refusant tout contact ; restant à distance du Monde du Progrès représenté par ce groupe d’ouvriers et d’ingénieurs venus pour l’argent. Yoshimura place le narrateur dans une situation ambivalente, entre la Modernité et le Village. Celui-ci confiait d’ailleurs : "pour ainsi dire, je fuyais".

Le récit progresse doucement vers sa fin violente inévitable.  Les premiers travaux miniers fragilisent les maisons.  Comme si malgré le refus du contact direct, cette présence de la modernité avait commencé à miner le Village.  Chaque nouveau coup de boutoir provoque une destruction nouvelle qu’immédiatement le Village répare et consolide sans jamais, au grand jamais, se commettre avec les prémisses de la fin de leur monde. Premier face à face. Sans un mot. D’un geste. Le coupable du viol d’une jeune villageoise est dénoncé. La modernité rit et réclame encore du sexe.  Le Village exécute celle qui a été touchée par le mal.  Pureté et ignominie.

"Ignorant nos destructions brutales, le hameau semblait continuer à conserver une vie terriblement paisible. Sur les terres cultivées on voyait des habitants en train de travailler, et on apercevait aussi dans le lointain les silhouettes des personnes âgées bavardant tranquillement sur le chemin de la forêt."

Le Monde des Marchands vient à la rencontre du Village et fait sa première proposition d’indemnisation, d’un montant très faible évidemment, avec seulement trois jours de réflexion.  Les Marchands de retour eurent la surprise de voir leur ignoble marché accepté sans négociation. 

Comment l’argent-Roi aurait pu penser que négocier, eut été pour le Village, une manière plus certaine de mourir à soi ?

 

Cinquante pages encore. Cinquante pages de cette poésie de fin d’un monde. Cinquante pages qui en pèsent cinq cents. Cinquante pages offertes pour qu’il y ait toujours quelqu’un pour regarder au-delà de la crasse du monde. Si loin, si près. "Plus tard, vous étiez si près que j’entendais votre silence, comme, à l’orée de la forêt, écoute, seul, le dernier arbre.  Vous regardiez un point du ciel."( Jules Supervielle – Gravitations)

"La procession ne se dirigeait pas vers le monde civilisé, elle s’enfonçait davantage dans les profondeurs de la montagne.  Sur les sommets, la neige arrivait jusqu’à elle, étincelant tout autour.  Elle s’y enfonçait, comme aspirée par la blancheur."

Soulignons la magnifique traduction de ce récit. Du japonais au français, Yutaka Makino a réussi à transposer une poésie que seuls le travail et le talent peuvent expliquer.

 

Voilà une thématique dans la droite ligne de l’œuvre de Jean Raspail. N’écrit-il pas en 1962 dans Les veuves de Santiago sur l’altiplano péruvien : “Le plus arriéré de ces valets avait plus de noblesse dans sa botte que l’homme des villes dans son cœur desséché”.  Lu avant la tenue de ce blog, son livre Qui se souvient des hommesest un choc pour les âmes bien nées.

 

Je remercie Corinne pour cette lecture exceptionnelle et c'est peu dire. Cela prouve une fois encore que les meilleures lectures viennent de recommendations personnelles.

 

Shinchosha1976, Acte Sud 2009, Babel 2011, 6,50€, 175 pages

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Le Dimanche 06 Novembre 2011Poster un commentaire

3 étoiles"Entrez et tournoyez dans cette danse.  Surtout, écoutez la musique.  Elle peut être si belle."

vengeancesKiana, la maitresse du Cristal représentante du Songe dans cette réalité, accompagnée de Saaba le mage, de Deroklas boss des LIigs, de Bazaar le maître assassin et de Silah la Main du Songe, va lutter contre Colnor, le mage déchu, surnommé le Cavalier brûlant et ses sbires dont le redoutable Rebal, le chef de la Rose.  Colnor est sur le point de mettre la main sur les quatre Buldoors représentant les pouvoirs des quatre éléments. Si tel était le cas seule la réunification du Cercle des Trois Cornes pourrait sauver le Monde et le Songe.

En quelques lignes bien tournées, Eve Dennels rappelle les principaux faits du premier volume, L’Éveil, si bien que même celui qui ne l’a pas lu peut se lancer à la suite de Kiana.

Ève est une formidable conteuse.  Elle prend des éléments épars ,qui restent ,certes, dans les standards de la Fantasy, et construit habilement un récit prenant avec une langue bien construite tout en restant simple et accessible à tous.  Le domaine du Songe est encore un peu sous-utilisé et je ne serai pas étonné de voir ce très bon concept jaillir lors du dernier volet de la série.

A la fin du T2 la situation est tendue à l’extrême, les rivalités sont exacerbées, de petites luttes des pouvoirs locaux surgissent, la lutte suprême ne peut qu’exploser…

Passer commande sur le site de Book Edition CLIC

Site de l’auteur : www.evedennels.com

Thebookedition, 250 pages, 16€

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Le Dimanche 06 Novembre 20111 commentaire(s)

memoire raid"Alors en ce qui me concerne, j’ai adopté des notions toutes personnelles de la légitime défense, partant du principe qu’il vaut mieux être jugé par douze que porté par six."

In Mémoires du R.A.I.D, Robert Paturel, 2011

 

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Le Dimanche 06 Novembre 2011Poster un commentaire

4 étoiles"Le combat c’est comme le flirt quand on veut aller plus loin, il faut aller plus près."

memoire raidL’auteur des Panthères noires de Bièvres nous revient avec un ouvrage digne des valeurs du RAID. En effet Robert Paturel, Patu pour ses camarades de combat, narre une vingtaine des interventions qui marquèrent les hommes de l’unité.  Au R.A.I.D, à l’image de l’Ovalie, "on ne peut rien faire tout seul et les performances sont amenées par l’équipe".  Que l’auteur soit ou non de l’équipe d’alerte du jour, nous allons donc découvrir des inters racontées par différents intervenants, placés à différents postes, participant chacun à l’action nous offrant ainsi le luxe de regarder des hommes exceptionnels au cœur d’une équipe exceptionnelle.  

Nous regarderons perchés sur les épaules de ces géants ; l’arrestation en 1987 des combattants d’Action Directe qui ont montrés moins de courage face à des guerriers qu’ils n’en avaient eu en abattant dans le dos des hommes désarmés ; les tensions en Nouvelle Calédonie, ce moment où les hommes montrent leurs vrais visages ; les durs moment de la mort au combat de frères d’armes morts ; la Corse et le Pays basque ; les 3 jours en 93 à Neuilly avec le tristement célèbre Human Bomb ; 30 minutes de fusillade à Roubaix face à des islamistes formés au front ; les chiens du RAID intervenir "sans faillir". 

Le livre se termine par une série de touchantes anecdotes et un hommage appuyé aux femmes du R.A.I.D épouses et membres qui chacune participent à l’équilibre de ce groupe de combat.  

Ne seront pas épargnés les lâches et les bisounours de la magistrature, de l’administration et de la politique.  Je n’en prendrai que deux exemples. Les interventions matinales ne sont autorisées qu’à partir de 6 heures ce qui n’a plus de sens quand votre adversaire le lève à 5 heures pour ses prières.  Au mépris de la vie de nos soldats d’élite, le juge fera rarement appel à la loi sur le terrorisme autorisant ne pas faire cas de la règle commune.  La légitime défense telle qu’elle est jugée par la Magistrature, gérée par l’Administration et appréhendée par les Politiques implique que pour suivre la règle "un policier doit éviter de se conduire en homme".  Ces trois milieux d’idéologues, de carriéristes et de ‘’politiciens’’ construisent le malheur de ceux qu’ils sont devraient protéger. Dans les Panthères noires de BièvresRobert Paturel avait déjà démontré l’effet néfaste de la lâcheté de nos élites sur nos quartiers en déshérence.  

"Alors en ce qui me concerne, j’ai adopté des notions toutes personnelles de la légitime défense, partant du principe qu’il vaut mieux être jugé par douze que porté par six".

 

La langue de Robert Paturel, simple et efficace, semble détachée des évènements comme pour mieux laisser le lecteur le soin d’y plonger les yeux et le cœur.

 

Le R.A.I.D à Urban Shield 2009.

Le R.A.I.D est la première équipe étrangère invitée à cet exercice à taille US.

 

 

 

Remercions aussi l’éditeur, la collection Xénophon menée par Alain Senders, sans qui l’ouvrage ferait partie des mémoires perdues.  

La Revue de pressepublie les saluts de M Sarkozy, de Présent, de Karaté Bushido, de Mme Alliot-Marie et de Commando Magazine.  

 

Je remercie tout particulièrement mon ami Stéphane qui m’a obtenu un exemplaire dédicacé de la main de cet homme d’exception.

 

Atelier Fol’fer, collection Xénophon animée par Alain Sanders, 23€, Mai 2011

 

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Le Dimanche 06 Novembre 2011Poster un commentaire

petit-prince1Le Renard dit au Petit Prince

- Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur ! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur... Il faut des rites.

Le Petit Prince (chapitre 21), Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944).

 

Visitez www3.sympatico.ca/gaston.ringuelet/lepetitprince/chapitre21.html

 

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Le Dimanche 06 Novembre 2011Poster un commentaire

Un son magnifique. Trop discret, ce groupe de jeunes anglais talentueux de Nottingham mérite votre attention.

What a sound. This Nottingham's young english band highly talented deserves your attention.

 

 

 

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