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    Jean Paul (1763 - 1825) donne là un de ces petits recueils que l'on garde auprès de soi pour trouver de temps en temps un moment agréable en sa compagnie. Le style est pétillant, d'un humour vif et qui touche au but, mais il va sans dire qu'il est impossible de le résumer !

    Alors laissons la parole à Jean Paul :
    - On est plus perméable aux autres qu'à soi-même.
    - Les nation européennes ont une langue commune, celle des chiffres.
    - Certains croient que Dieu n'existe qu'à la seule fin d'avoir été créés.
    - Même dans l'écriture, il faut se résoudre à n'arriver nulle part.
    - Un puceron a plus d'ancêtres qu'un éléphant.
    - L'humilité est l'habit de gala que revêt la fierté quand elle est de sortie...

    Cela vous donne peut-être envie d'en savoir plus ?

     

    Éditions Rivages poche 239 (1998)


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    La liste de cadeaux de la Fondation David Suzuki a de tout pour tous cette année

    Des Super Sardines et des morceaux de charbon, voilà quelques-unes des idées-cadeaux que vous trouverez pour parents et amis sur la « liste de cadeaux de David Suzuki ».

    Cette année, la Fondation offre une vaste gamme d’idées cadeaux virtuelles - dont  des ecards 2021 entreprise  - ayant un faible impact environnemental et dont les effets bénéfiques seront ressentis longtemps après la période des Fêtes. En choisissant d’offrir un cadeau de notre liste, vous nous aidez à trouver des solutions aux défis environnementaux que nous affrontons tous et offrez un avenir plus sain à ceux que vous aimez. Il y a de tout pour tous, même pour les écologistes les plus engagés.

    Voici quelques articles qui sont sur la liste cette année (http://www.davidsuzuki.org/fr/) :

    Joyau du Saint-Laurent (50 $)
    Le Saint-Laurent représente bien plus qu’un patrimoine culturel et historique. Plus de la moitié des Québécois y sont en contact quotidiennement pour leurs activités économiques ou simplement parce qu’ils en boivent son eau. Offrez ce joyau à quelqu’un que vous aimez et aidez-nous à continuer à agir pour préserver cet écosystème unique.

     

     

     


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    Tout commence par un tableau. Léo observe minutieusement les détails de la toile qu’il a acquise. Une œuvre signée Bill, une œuvre qui représente Violet, une œuvre qui, étrangement, s’intitule Autoportrait. Le ton du livre est donné : tout n’est qu’histoire de « mélanges », « d’interaction humaine ». Loin de dresser un inventaire –comme le titre du roman pourrait le suggérer- des personnes et instants qu’il a chéris, Léo nous offre, avec le recul de l’âge, un autoportrait collectif d’individus liés par « une géométrie cruelle ». « Plus ma vie se prolonge, plus je suis convaincu que lorsque je dis 'je', en réalité je dis 'nous'.». Un « nous » initialement choisi –l’entité des deux couples amis-, et parfois subi avec un +1 lourd à porter, Marc le fils mythomane et délinquant de Bill, et un -1 omniprésent, Matthew l’enfant tragiquement disparu de Léo et Erika.

    Au-delà des péripéties de ces existences imbriquées, le lecteur est happé par leur cadre même. Entre ateliers,  galeries et bons livres d'art, Siri Hustvedt incite à s’interroger sur l’art en tant qu’instrument de pensée, sur l’absurdité de sa marchandisation et « le glissement vers la troisième personne qui (fait d’un nom) un bien négociable », sur sa définition contemporaine devenue floue et controversée, sur sa capacité intrinsèque à défier la temporalité. « Quelqu’un peint un tableau dans le temps, mais une fois qu’il est peint, le tableau reste au présent ». La réflexion sur le temps dépasse la dimension artistique et s’étend à cette étrange fonctionnalité du cerveau humain qu’est la mémoire. Léo la cultive grâce à une collection « d’objets (qui) deviennent des muses » et qu’il accumule dans un tiroir, comme des trésors témoins de son histoire. Photographies de sa famille déportée dans un camp de concentration, couteau suisse gravé des initiales de son fils disparu, coupure de presse exhibant Bill et Violet, restes d’un emballage de beignets brûlé par Marc… Ces reliques deviennent familières au lecteur ; elles apparaissent comme un fil conducteur ; ce sont les cailloux semés par Hansel et Gretel, par ailleurs sujets d’une série d’œuvres de Bill. Autre contexte, diffus mais bien présent : la folie humaine. Entre les gentilles névroses de chaque personnage, la schizophrénie de Dan, frère de l’artiste, les essais de Violet sur l’hystérie féminine au XIXe siècle, le lecteur flirte avec l’insupportable constat qu’il lui faut trouver sa place dans un monde d’aliénés.

    Un cadre très riche donc, qui a son importance autant que l’action elle-même, tout comme la construction du récit, en parfaite cohérence avec son contenu et qui donne l’impression que la boucle est bouclée. Un vrai morceau de littérature, sensible, ambigu et réfléchi, destiné à nous accompagner encore bien après la lecture.

    • Siri Hustvedt, Tout ce que j’aimais, Actes Sud, janvier 2003, 455 pages, 23€


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  • critique du roman Madeleine, d'Amanda SthersMadeleine est pour moi une bonne découverte.

    C'est typiquement le genre de récit torturé que j'affectionne. La mélancolie et la tristesse qui ressort de ce roman est à l'image du ciel breton, gris et pluvieux. Le style est clair, très simple, mais efficace.

    Une belle histoire touchante, qui sent bon la mer salée et qui donne envie à chaque page de réconforter ces personnages. Dommage cependant qu'une fois de plus, tout tourne autour de scènes crues...

    Je ne comprends toujours pas pourquoi les auteurs contemporains s'obstinent à ça!


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    livre de Patrick Deville, avec Peste & CholéraPatrick Deville, avec Peste & Choléra (Prix Femina 2012), écrit sans se soucier de la chronologie, un roman foisonnant sur la liberté, une enquête déroutante sur la vie du quasi oublié Alexandre Yersin, à la fois grand voyageur et découvreur, qui cartographiera le premier l’intérieur des terres indochinoises, tiendra à jour ses découvertes sur des carnets, découvrira le bacille de la peste et son vaccin et fera notamment construire un institut Pasteur à Nha Trang (aujourd’hui au Vietnam).

    De cet auteur, nous conseillons également Kampuchéa, son précédent roman au Seuil, où le narrateur nous embarque sur les traces de Henri Mouhot (avec au bout Les Khmers rouges) en remontant le fleuve Mékong, depuis son delta jusqu’aux frontières de la Chine.

    Il y aussi un projet littéraire beaucoup moins connu de Patrick Deville que nous aimons beaucoup. Il s’agit de Vie et mort sainte Tina l’exilée (publie.net). Toujours en utilisant ses propres méthodes d’investigations et de restitution, l’auteur entreprend ici de raconter la vie de Tina Modotti, une femme qui en une moitié de XXe siècle a connu un destin exceptionnel (tour à tour ouvrière, couturière, mannequin, comédienne puis figurante à Hollywood, photographe et militante révolutionnaire…).

    Exilée aux Etats-Unis à la veille de la première guerre mondiale, cette femme originaire du Frioul sera sensible à la révolution mexicaine, s’y installera, deviendra l’égérie de Diego Rivera, recevra les jeunes artistes de l’époque (Manuel Alvarez Bravo, Frida Kahlo…), retournera en Europe pour prendre part à la Guerre d’Espagne et sera mêlée à quelques scandales et procès.

    Ce récit, outre son sujet et son traitement, mêle également les outils actuels puisqu’il contient plus de 160 liens Wikipedia qui le transforment en une aventure numérique vertigineuse.

     


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