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    La Divine Comédie, Dante AlighieriLa Divine Comédie est divisée en trois cantiques composés de trente-trois chants chacun. Ce découpage renvoie à la symbolique des nombres. On distingue cent chants : le chiffre 1 traduit l’Unité tandis que la répétition du chiffre 3 peut être associée à la Trinité. L’adjectif « divine », s’il est employé par Dante dans une lettre, ne fut donné au poème que plus tard, par Boccace, qui le commentait publiquement à Florence.

    Ce voyage imaginaire va mener le poète Dante, guidé par Virgile et Béatrice, de l’Enfer au Paradis, en passant par le Purgatoire.

    Première partie : Inferno

    La première partie de "La Divine Comédie" nous entraîne dans une descente périlleuse dans les profondeurs de l'Enfer. Guidé par le poète Virgile, Dante entame son périple à travers les neuf cercles de l'Enfer, où il rencontre différents pécheurs et observe leurs châtiments, chacun minutieusement adapté à leurs péchés. Des luxurieux du deuxième cercle aux fraudeurs du huitième cercle, Dante dévoile les conséquences terrifiantes de la méchanceté humaine.

    Deuxième partie : Purgatorio

    Ayant émergé de l'abîme obscur, Dante se retrouve au Purgatoire, un lieu de purification où les âmes font pénitence avant d'atteindre le Paradis. Purgatorio présente une tonalité d'espoir et de rédemption, Dante étant guidé par Virgile puis par Béatrice, son amour. En gravissant le mont du Purgatoire, Dante rencontre des âmes subissant différentes formes de pénitence, se purifiant peu à peu de leurs péchés terrestres. À travers des images saisissantes et une poésie magnifique, Dante illustre le pouvoir transformateur de la repentance et la possibilité de rédemption.

    Troisième partie : Paradiso

    Poème-somme, La Divine Comédie a inspiré tous les arts, de la peinture au cinéma, en passant par l’architecture et la littérature.

     

     

     


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    Avis sur : De sang-froid, de Truman CapoteEn 1959, deux jeunes hommes tuent une famille entière à Holcomb, dans le Kansas, sans mobile apparent. Truman Capote, après avoir lu un entrefilet qui relate le drame dans le New York Times daté du 16 novembre 1959, se passionne pour ce fait-divers. Il quitte New York et part s'installer à Holcomb, afin de recueillir les témoignages des habitants de la ville et des autorités locales. Il interroge surtout les assassins, Smith et Hickock, retrouvés et emprisonnés, dans l’attente de leur jugement.

    En avril 1965, ils sont exécutés.

     De sang-froid, un roman noir de non-fiction, peut enfin paraître.

    Le livre commence par introduire la famille Clutter - Herbert et Bonnie Clutter, ainsi que leurs deux enfants, Nancy et Kenyon - une famille aimée et respectée de la communauté. Cependant, leur tranquillité est brutalement interrompue lorsque deux jeunes criminels, Dick Hickock et Perry Smith, décident de cambrioler leur maison dans l'espoir de trouver un butin facile.

    Malheureusement, les criminels ne trouvent que de la déception, car la famille Clutter n'a pas d'argent liquide à la maison. Incapables de faire face à leur déception et consumés par la colère, Hickock et Smith prennent une décision impitoyable : tuer les membres de la famille pour effacer toutes les preuves de leur méfait.

    Capote raconte ensuite en détail le meurtre impitoyable de chaque membre de la famille Clutter. Il examine également les motivations, les doutes et les pensées des criminels, créant ainsi une atmosphère glaçante qui pénètre l'esprit du lecteur.

    Le récit se déroule ensuite dans l'après-meurtrier, lorsque les auteurs des crimes sont finalement arrêtés et jugés. Capote explore les interrogatoires, les aveux et les émotions des criminels pendant leur procès, offrant un aperçu unique de leur psyché torturée.

    Ce livre est bien plus qu'une simple histoire vraie de meurtre. Capote explore les thèmes de la violence, de la solitude, de l'injustice et de la nature humaine, offrant une réflexion profonde sur la psychologie criminelle et ses conséquences dévastatrices.

     

    À sa sortie en janvier 1966, le succès du livre est immédiat et se vend à plus de huit millions d'exemplaires. Truman Capote est au faîte de sa gloire. Pourtant, il sombre très vite dans la dépression, bouleversé à jamais par sa rencontre avec Perry Smith, l'un des deux assassins qu’il avait reconnu comme son double.

     

     


  • L'envol de la flèche (Arrow's Flight) - Mercedes Lackey - 1987Après les aventures relatées dans Les flèches de la Reine (Arrows of the Queen, 1987), Talia reçoit enfin son uniforme blanc d'Héraut. Elle part pendant un an en mission de probation avec son fidèle Compagnon Kris, l'ami de Dirk dont elle est secrètement amoureuse. Mais hélas elle se rend vite compte que ses dons, dont celui de l'Empathie, ne fonctionnent guère aussi bien que tout le monde le pensait et elle se voit vite submergée par les émotions des autres au risque de perdre tout contrôle. De plus elle est victime de multiples commérages l'accusant d'utiliser ses pouvoirs pour influencer les gens l'entourant et sur sa capacité de tenir un rôle aussi important que celui de Héraut. Elle devra absolument apprendre à contrôler ses pouvoirs sans faire de mal à autrui et s'imposer en sa position délicate. Mais pour y arriver, Talia devra surmonter de nombreuses épreuves.

    L'envol de la flèche de Mercedes Lackey est le second tome du cycle des Flèches de la Reine, cycle faisant partie de l'immense univers fantasy des Hérauts de Valdemar. Ce roman est suivi du tome 3 : La chute de la flèche (Arrow's Fall, 1988). Le parcours initiatique de la jeune Talia continue et le lecteur la retrouve ici enfin nommée Héraut de la Reine. Hélas, si déjà le premier tome n'est guère original et contient des défauts, ici le tout s'aggrave. Déjà d'un point de vue structure le texte n'est qu'une suite d'aventures (attaque de brigands, épidémie, ...) qui mène à une fin attendue et sans surprise, et cela sans jamais atteindre un quelconque sommet en suspense ou tension. De nombreux éléments qui peuvent pourtant paraître importants sont négligés ou tout simplement bâclés, comme par exemple le retour de Talia vers ses origines. D'autres scènes sont incrédibles, tel une ridicule bataille contre des brigands en nombre bien supérieur. Par contre l'auteur met le poids sur les émois amoureux de Talia qui connaissent ici un développement digne d'un roman à l'eau de rose. Ses problèmes psychologiques ne valent guère mieux.
    Ce qui déçoit avant tout, c'est que l'on se rend vite compte qu'il y avait pourtant matière à en faire un bon roman de fantasy. Dommage que Lackey ne s'y soit pas mise plus sérieusement.

    L'envol de la flèche est une suite qui manque un peu de tout pour ne finalement palire qu'aux inconditionnels des Hérauts de Valdemar. A réserver avant tout à un public jeune.

     


  • Avis sur le polar : La loi du plus faible de john  GrishamDans "La loi du plus faible", John Grisham dresse un portrait stimulant d'un système juridique basé sur des luttes de pouvoir, la corruption et la quête de justice. L'histoire tourne autour d'un jeune avocat idéaliste, Theodore Boone, qui se retrouve impliqué dans un procès pour meurtre à haut risque. Theo, comme l'appellent ses amis et sa famille, est un personnage remarquable qui utilise ses connaissances et sa passion pour le droit pour naviguer dans les complexités d'une salle d'audience, exposant les plus sombres secrets de ceux qui détiennent le pouvoir.

    L'intrigue prend un tournant inattendu lorsque Theo se retrouve lié au meurtre d'un homme politique local. Alors qu'il tente de découvrir la vérité tout en gardant secrète sa propre implication, il est soumis à une énorme pression des deux côtés de la loi. Avec sa réputation et son avenir en jeu, Theo doit s'appuyer sur son intelligence, sa persévérance et sa croyance inébranlable en la justice pour rester en avance. Ce polar à prix réduits aujourd'hui est sorti en 1998 mais est un incontournable de l'oeuvre policière de John Grisham

    Tout au long du livre, Grisham entrelace avec maestria les procédures juridiques, le drame en salle d'audience et des moments poignants d'introspection. Il explore les complexités de la nature humaine et comment les forces sociétales peuvent influencer les choix et les alliances d'un individu. Des tactiques manipulatrices utilisées par l'accusation aux dilemmes éthiques auxquels est confronté Theo, chaque page est remplie de suspense, d'ambiguïté morale et de rebondissements inattendus.

    Ce livre est une lecture incontournable pour tous les amateurs de fiction juridique et de polar

     

     


  • The Secret Visitors - James White - 1957La Guerre froide vient de se terminer, et le docteur Lockhart, en service dans les camps, vient d'être réembauché dans les services secrets. Son équipe devra faire une enquête des plus mystérieuses. En effet d'étranges vieillards ont pris l'habitude de suicider dès qu'on leur pose des questions sur leurs noms et origines. L'Etat est évidemment on ne peut plus concerné par cette affaire. Ce brave docteur va cependant faire une belle découverte. Les vieillards en question sont en fait des extra-terrestres sui se sont mêlés à notre société.

    Mais il n'y a pas que eux. D'autres extra-terrestres, jeunes eux, ont également infiltrés notre monde; et le pire c'est que tout ce beau monde n'est pas d'accord. Le docteur Lockhart va réussir à entrer en contact avec ces êtres venus d'ailleurs, et lui est alors révélé que le monde, est l'enjeu de conflits intergalactiques, entre d'un côté une multinationale du domaine du tourisme interplanétaire, qui voit en la Terre de belles ressources pour tous les voyageurs de l'espace et la Fédération intergalactique, qui croit à juste titre que la Terre et l'Homme court un réel danger dû à cette exploitation.

    Notre vaillant héros, suivi de quelques compagnons d'infortune, devront se rendre sur la planète capitale de la Fédération pour faire une sorte de procès contre les exploitateurs de la Terre afin de sauver la race humaine...
     
    Douloureux et pénible livre que j'ai retrouvé là. C'était le premier roman de James White, en 1957. Heureusement, que cet auteur décédé en 1999 et plus connu pour sa saga Sector General (1962-1998) s'est amélioré depuis. Cependant ce qui m'a amusé et m'a empêché d'abandonner la lecture au bout de 5 pages, c'est justement qu'il a été écrit en 1957 et qu'on est en plein dans les années cinquante, contemporains d'écrivians comme Édouard Schuré,  en pleine guerre froide alors que l'exploration spatiale vient à peine de commencer. On retrouve la science-fiction grand-guignolesque des fifties, avec ses héros improbables dans une intrigue pas plus probable. On se souvient des Flash Gordon, des extra-terrestres habillés de pyjamas, des films de Ed Wood, etc...

    Ce pulp représente un exemple typique de ce qui se faisait dans le domaine du space-opéra de l'époque, avec toute sa naïveté, son patriotisme (on est en pleine Guerre froide), ses héros sans défauts, son intrigue à deux balles, mêlant agents secrets, militaires et extra-terrestres, dans un mélange qui ne peut plus que faire sourire aujourd'hui.






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