•  

    la loi CENSI-BOUVARD

     Une personne souhaite investir 150 000 EUR. Elle opte pour la loi BOUVARD, grâce à laquelle, elle bénéficie d’une réduction d’impôt de 25% du montant de son investissement étalée sur 9 ans. Soit 37 500 EUR, ou 4 167 EUR par an, 347 EUR par mois.

     En contrepartie, elle peut espérer un loyer net de 4% soit 500 EUR par mois, après estimation gratuite de sa maison à vendre dans l'Hérault par exemple.

     D’autre part, si elle emprunte la totalité (recommandé), par exemple à 4% assurances comprises sur 20 ans, elle aura à faire face à des mensualités de 909 EUR.

     Elle aura donc simplement à sortir de sa poche : 909 – 500 - 347 = 62 EUR.

     Autrement dit, si l’on opte pour la revente du bien à 10 ans, le financement aura été assuré à 55% par le loyer, 38% par l’économie d’impôt, et seulement 7% par l’épargne de l’investisseur. C’est ce qu’on appelle les « effets de levier ».

     Avantages : il s’agit d’investir dans du meublé (tourisme, affaires, étudiants ou retraite) et de passer un bail commercial (minimum 9 ans) avec une société de gestion. Celle-ci est partie prenante de l’opération, motivée par son succès. Son intérêt est le même que celui de l’investisseur : il faut que ça fonctionne. Elle garantit par contrat le loyer net versé, ainsi que l’indexation, et cela indépendamment de ce qui se passe dans l’appartement, résident existant ou pas, résident solvable ou pas. Et il n’y aucun aléa et aucune surprise, de type frais supplémentaires pour recherche de locataires et de bail, petites réparations, etc. Et donc le recours à une assurance contre les risques locatifs est inutile. La rentabilité du bien est certaine.

     Au-delà de la période de défiscalisation, l’investisseur peut revendre son bien, avec son bail commercial, en général à un autre investisseur qui viendra rechercher  rentabilité et sécurité.

     Supposons une indexation du loyer à 2% par an. A 10 ans, il sera passé à 610 EUR. Le nouvel investisseur qui cherche 4,5% de rentabilité acceptera de mettre 610 X 12 / 4,5% soit 163 000 EUR sur la table.

     Le vendeur touche 163 000 EUR avec lesquels il va tout d’abord rembourser le capital restant dû sur le crédit initial, soit 90 000 EUR. Il reste pour lui 163 – 90 = 73 000 EUR qu’il se sera constitué en versant 62 EUR d’épargne pendant 10 ans, soit 7 440 EUR.

     A quel taux faudrait-il placer 62 EUR par mois pendant 10 ans pour récupérer 73 000 EUR au terme ? 36,65%. Il s’agit donc d’une excellente opération.

     Nota : Attention ! A compter des actes passés au-delà du 31 décembre 2011, la réduction d’impôt passera à 20%, voire moins.

     Dans notre exemple, un bien à 150 000 EUR donnera seulement 278 EUR de réduction d’impôt, faisant passer l’épargne à 909 – 500 – 278 = 131. Et la rentabilité de l’épargne placée sur 10 ans à 26%.

     Conclusion : les investisseurs intéressés doivent prendre contact de toute urgence avec notre service VALEURS & FISCALITE, de façon à bénéficier des toutes dernières et meilleures conditions, fixées par les textes, en matière de défiscalisation.

     

     

    Livre : les nouvelles réductions d'impôts - Logements neufs : loi Scellier, loi Censi-Bouvard - De Jean-Louis Le Boulc'h, Livre numérique 2010


    votre commentaire
  •  

    Composée en 1946, rédigée aux dos d’imprimés de l’AFNOR, l’Association française de Normalisation pour laquelle Boris Vian travaillait alors, l’édition originale, dédiée à sa première épouse Michelle, sera publiée le 20 mars 1947 aux éditions Gallimard/NRF. Bien que plébiscité par ses amis Raymond Queneau et Jean-Paul Sartre – le Jean-Sol Partre du roman – qui en avait publié des extraits dans le numéro d’octobre 1946 des Temps Modernes, le roman n’aura aucun succès du vivant de son auteur.

    Depuis, L’Écume des jours est devenu un classique de la littérature et a été lu par des millions d’adolescents dans le monde entier.


    votre commentaire
  •  

    Dans ce roman empreint d’un mystère inquiétant, les soldats d’une garnison attendent d’un jour à l’autre l’attaque de l’ennemi tartare, qui doit provenir du Nord… Toutes les nuits, de 1933 à 1939, Dino Buzzati reste enfermé dans son bureau, absorbé par un travail plutôt monotone et fatigant ; le temps passe et il se demande s’il en sera toujours ainsi. Une fois son travail au Corriere della Sera achevé, il rentre chez lui, se glisse dans son lit et écrit avec la lenteur propre à son écriture aux formes anguleuses. Le Désert des Tartares est né. Le roman paraît en Italie en 1940, mais il faudra encore attendre neuf ans pour que le public français le découvre.

    Le Désert des Tartares a œuvré à la notoriété de l'auteur et a connu un succès mondial.


    votre commentaire
  •  

    L'ouvrage d'Helen Macdonald, M pour Mabel ,  est à la fois un éloge funèbre, une élégie, une biographie, un mémoire, un manuel de formation, un voyage. C'est une conversation sur la mort, et la communauté. Elle est tellement remplie de passion et de douleur que l'un lit, le souffle coupé, pour voir ce qui va écraser l'autre. Ce livre ne parle qu'en partie d'un faucon, malgré le titre. Il retrace le parcours de l'auteur pendant quelques années, depuis la mort inattendue de son père, en passant par l'achat et la formation d'un faucon, jusqu'à un nouveau lieu de compréhension de ce que sont les humains et de ce dont nous avons besoin pour bien vivre.

     

    L'auteur examine de près la vie et les écrits d'une autre personne vulnérable, T.H. White, pour exprimer son chagrin et une sorte de sympathie pour ses dérèglements. Elle apprend les origines de ses extraordinaires envolées littéraires, retraçant les blessures de son éducation jusqu'à ce que l'on voie clairement les agonies de sa psychopathie confuse. White était un colporteur, mais un colporteur que l'on pourrait citer pour montrer comment ne pas dresser un faucon. Macdonald détestait son livre L'Autour des palombes lorsqu'il était enfant. Lorsqu'elle obtient son propre faucon après la mort de son père, elle le relit.

    Cette fois-ci, elle découvre la douleur de White - voir, sentir, la tracer jusqu'à ce qu'elle soit aussi claire que la sienne.

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

    Chamboula de Paul FournelA mi-chemin entre le conte et la satire grinçante, 'Chamboula' est un de ces livres qu'on regretterait de n'avoir pas lu. Son style et sa construction sont d'une maîtrise impressionnante et son propos touche en plein coeur. 'Chamboula', c'est l'histoire du Village Fondamental qui va être chamboulé (donc) par l'arrivée de l'Homme blanc et de sa précieuse modernité. Raconté avec candeur, le délitement de la vie communautaire, du respect des ancêtres et des rôles ancestraux va peu à peu faire place à une société bouleversée, le tout au nom du progrès.

    Mais ce sont bien la corruption et l'individualisme qui se cachent derrière les grands mots, et s'insinuent dans le coeur des habitants. Puis chaque personnage part, à sa façon, et le roman se divise en autant de possibilités de destins, flash-backs et bonds en avant. Pas toujours claire, cette construction a le mérite de pointer les liens de cause à effet et surtout la fatalité, la marche d'un progrès qui, malgré toutes les tentatives, contamine les valeurs.


    Fournel offre un panel de personnages profonds et purs, mais il semblerait que le monde ne se divise finalement qu'en deux camps : les idéalistes et les corrompus. Nul besoin de préciser quel camp va gagner puisque cette société est la nôtre : les traditions sont bafouées, le mysticisme méprisé, les idéalistes exploités et les pourris récompensés. D'une innocence désarmante, et c'est là sa plus grande arme, 'Chamboula' est un livre très dur qui n'accorde aucun pardon à la course à l'enrichissement dans laquelle le monde s'est enfermé.


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires